In Memoriam

Aujourd'hui, l'Europe entière célèbre le 90e anniversaire de la signature de l'armistice qui mit fin à la Première guerre mondiale. Un héritage toujours lourd de conséquences.

En tant que citoyens français, il est de notre devoir élémentaire que de commémorer la date du 11 novembre. L'armistice coïncide avec deux autres souvenirs mémorables: le 5 novembre, c'est l'anniversaire de la Guyes Fawks Night. Le 5 novembre 1605, un catholique britannique du nom de Guyes Fawkes tenta de faire exploser le Parlement de Westminster pour renverser la monarchie protestante dictatoriale qui asservissait son pays. Trahis, il faut arrêté et, jugé pour haute trahison, condamné à être pendu, étripé puis coupé en morceaux (Hanged, drawn and quartered), comme le fut avant lui le héros de l'indépendance écossaise William Wallace. Cet épisode tragique de l'histoire anglaise (d'ailleurs célébré en Angleterre comme une fête populaire...) nous rappelle qu'un défenseur des libertés doit être prêt à se sacrifier pour sa cause. Le 9 novembre, c'est la commémoration de la Chute du Mur de Berlin. Le 9 novembre 1989, la population de Berlin-Est se presse devant le mur tenu par l'armée qui sépare la capitale allemande depuis le 13 août 1961. La veille, le dirigeant communiste Honecker avait démissionné: c'est la fin d'un monde. La Chute du Mur précède de peu la réunification nationale de l'Allemagne et l'explosion de l'URSS, la disparition complète du Communisme. Un évènement-symbole pour la liberté retrouvée de toute une nation.

Pourquoi établir un lien avec ces épisodes ? Ils rejoignent tous deux le souvenir du 11 novembre par leur caractère significatif : la défense d'un idéal menacé pour le 5, l'appartenance à une nation pour le 9. Et ils soulèvent deux débats que je crois primordial d'élever aujourd'hui, à savoir de la nécessité de préserver le patriotisme et le sentiment que nous sommes une nation et un peuple dans l'Europe.

1 -sauver les patriotes
Le patriotisme, c'est l'amour de sa patrie. C'est un sentiment d'adhésion inconditionnel, qui excuse le mauvais état que traverse momentanément son pays et s'inscrit dans la continuité. Les Américains disent "Qu'elle ait tort ou raison, c'est ma patrie" (Right or wrong, my country). Guy Fawkes refusait d'accepter que son pays était sous la coup d'un tyran, de même que les Français de 1914 partaient le fusil à l'épaule défendre non pas le gouvernement de la IIIe République, mais leur patrie avant tout. Aimer son pays, c'est un devoir, c'est ce que nous lui devons, pour ce que nous sommes et ce que nous vivons.
Or, que voit-on aujourd'hui ? Un drapeau tricolore méprisé ou ignoré, une Marseillaise que l'on siffle allègrement dans les stades de football, une école qui censure ou conteste les pages glorieuses de notre histoire, une armée que l'on réduit à quelques casernes, une identité "algérienne", "lyonnaise", "marseillaise" ou "habitant de Bobigny" qui remplace l'appartenance à la France. La volonté politique pour promouvoir l'amour de la patrie est quasi-inexistante, sauf du côté de l'extrême-droite, et l'on préfère parler de la lutte contre racisme et l'homophobie ou encore de l'œuvre d'un seul (le général De Gaulle) lorsqu'il s'agit de commémorer 1918 et 1945.
Pourtant, il va de l'unité du peuple français que de faire preuve de patriotisme. L'école devrait être le lieu où l'on apprend et chante avec respect son hymne national. Le service militaire, qui donnait aux conscrits le sens des mots "devoir" et "patrie" devrait être remis au goût du jour. Les hommes politiques, enfin, devraient donner l'exemple, parler de la France, de son histoire, de sa gloire et des défis qui l'attendent. Le patriotisme est une question de respect et de se sentir comme faisant partie d'une nation.

2 - Une nation européenne
La Première guerre mondiale a été plus qu'un conflit lent et atroce qui causa la mort de dix millions de personnes. Ce fut une guerre civile entre européens. L'Europe, qui dominait le Monde par sa brillance et son prestige, en s'en est jamais relevée. C'est pourquoi on eut l'idée de construire ensemble une autre possibilité d'avenir, où tous les habitants d'un même continent, où tous les tenants d'une civilisation commune, pourraient vivre en paix. Presque un siècle est passé. Et l'Europe actuelle, en devenant un système économique et politique au-dessus des nations, a transformé l'ex-champ de bataille en "paradis kantien" (pour reprendre l'expression de l'américain Robert Kagan), où les principes guerriers sont bannis. Une belle réussite. La France et l'Allemagne avancent aujourd'hui dans la même direction, en dépit de la haine d'antan.
Mais en se bâtissant trop vite, en voulant parer au plus urgent, l'Europe se gouverne sans l'avis des peuples. Pire: elle se gouverne sans les nations. Un Portugais et un Français peuvent désormais imposer leurs vues à l'Irlande et en appeler à un "Super-État" sans considérer qu'il est issu de nations diverses.
Malgré tout ce qui nous unit à nos frères européens, à savoir, les mêmes racines chrétiennes, l'humanisme et le goût de l'échange, la France, tout comme chaque pays, a son identité propre. La bafouer au profit d'un intérêt supranational serait une faute grave. Avons-nous pour vocation de devenir un jour une province de l'État européen dont la capitale serait Bruxelles ? L'Europe doit continuer à se construire, mais en prenant compte des pays. Le 9 novembre 1989, l'Allemagne de l'Est s'est substitué à un univers géré par une idéologie qui niait la nation: "Prolétaires de tous pays, unissez-vous !" disait le vieux Marx. Ce serait un retour en arrière que de bâtir un autre univers supranational.


In Memoriam

# Posté le mardi 11 novembre 2008 17:42

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 15:18

The end

The end
Barack Obama est élu 44e président des États-Unis d'Amérique, à une écrasante majorité. Un moment historique vient de s'accomplir.


Le 4 novembre 2008, Barack Obama remporte les 270 grands électeurs requis pour obtenir la présidence, à 23h du soir, soit 3 heures après la fermeture des premiers bureaux de vote. D'heure en heure, le triomphe du Parti démocrate se précise: 338 grands électeurs, 56 sénateurs... C'est l'apothéose d'une campagne qui dure depuis plus d'un an. La victoire est sans limites.

Celui dont les Américains viennent de faire leur premier président noir, a remporté 52% des voix au niveau national contre 46% pour son adversaire républicain John McCain.

Barack Obama a obtenu 62,98 millions de voix et John McCain 55,78 millions, selon la chaîne NBC.

Déjà soutenu par le puissant empire de la presse américaine, le Washington Post, le Los Angeles Times, leNew York Times ou le Financial Times, le président fraîchement élu a soulevé une avalanche d'éloges enthousiastes qui frisent l'excès. "Enfin un Démocrate dans la Maison-Blanche. Et pour la première fois, un Noir. Et si la campagne n'était pas suffisamment historique pour vous, rajoutons à ces faits, le pourcentage de soutien inédit pour Obama." peut-on lire sur le blog du journal Le Figaro. "Il est l'homme qu'il faut", s'enflamme le quotidien bobo Le Monde. "Sera-t-il à la hauteur de son destin ?", s'interroge plus sérieusement (pour une fois) le journal ex-communiste Libération.

L'ère de George W. Bush touche sa fin de façon très pathétique. Le président sortant s'est enfermé dans un silence gêné: est-ce l'amertume de devoir quitter le pouvoir après huit ans passés à la Maison Blanche ? Ou se tait-il par pudeur envers McCain, un candidat qu'il n'a jamais accepté ?

Le vieux vétéran républicain a été balayé. Il n'obtient que 176 grands électeurs... S'il a remporté des États significatifs, comme le Texas, le Wyoming, le Kentucky, la Géorgie ou l'Arizona, il a été largement dépassé dans l'Est, le Nord et l'Ouest. Le Parti républicain perd même quelques bastions historiques: le Nouveau-Mexique a voté pour les Démocrates, grâce à la mobilisation des Hispaniques (45 % de la population). Sans doute McCain, malgré tout son courage et son honnêteté, n'était pas de taille à lutter contre ce géant mobilisateur de foules. La stratégie du camp républicain est à revoir pour les quatre prochaines années.

Mais, en devenant le prochain président des États-Unis, le sénateur voit les menaces sur sa vie décuplées. Déjà, des groupuscules extrémistes, le Klu-Klux-Klan en tête (qui avait pourtant appelé à voter pour lui contre... Hillary Clinton au moment des Primaires, sous prétexte que cette dernière était communiste, mais qui s'est bien vite porté sur McCain: il ne faut pas s'oublier), ont adressé pas moins de 500 menaces de morts à son égard. Comme son vice-président Joe Biden, sa femme Michelle et ses deux filles, il est désormais surveillé jour et nuit par des tireurs d'élite, et des agents armés du département de protection présidentielle du Homeland Security. L'objectif est bien entendu d'éviter qu'il devienne après Abraham Lincoln, James Garfield, William McKinley et John F. Kennedy le cinquième président à être assassiné.

Même si je suis heureux de la victoire d'Obama, je crains que l'espoir qu'il a suscité sera de courte durée, surtout s'il n'accomplis pas ce qu'il a promis maintenant ! RIGHT NOW !

«Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir»

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 15:24

Les effets pervers de la démocratie

Les effets pervers de la démocratie
Demain finira enfin ce suspense infernal qui nous tiens en haleine depuis le début de cette année 2008. Cette campagne américaine pour la Maison Blanche aura décidément été bien remplie: le duel infernal Hillary Clinton / Barack Obama, le "come back" inattendu de McCain... Nous saurons enfin, s'il n'y a pas de difficultés complexes comme celles qui sont survenues lors de l'élection de 2000 (Al Gore avait remporté le plus de voix, mais Bush avait été élu), QUI sera le nouveau président des États-Unis pour au moins quatre ans.

Les derniers sondages annoncent ce qui était une évidence depuis longtemps: Barack Obama sera élu. Le journal USA Today le crédite lundi d'une avance de 11 points, avec 55% des intentions de vote contre 44% pour son rival républicain. Une autre étude, réalisée pour le Wall Street Journal et NBC, attribue 51% d'intentions de vote à Obama, et 43% à McCain. Sauf incident, vote surprise ou attentat, un noir prendra place à la Maison Blanche. Nous vivons des instants historiques. J'aime à croire que l'Amérique sera désormais changée... I have a dream...

J'ai toujours soutenu Obama. Sa jeunesse et son dynamisme feront du bien à tout le monde. Néanmoins, je suis de plus en plus sceptique quant à sa capacité réelle de diriger et de gouverner ce grand pays de 350 millions d'habitants. Il n'a pas vraiment d'expérience politique, à part son mandat de sénateur, qui correspond à peu près au siège d'un conseiller régional en France: pas de quoi se vanter ! Mais au-delà du personnage, qui reste tout de même assez énigmatique (sa jeunesse, ses convictions profondes, sa religion, ses amitiés troubles...), son programme n'est pas à la hauteur de l'espoir qu'il incarne. Barack Obama propose un catalogue d'idées qui sortent de la plus pure tradition électorale démocrate. Hostile aux armements, aux conflits extérieurs et aux baisses d'impôts, favorable à l'environnement et au mariage gay: son discours n'est pas très différent de celui de John Kerry en 2004, à la nuance près que cette fois, le champion du Parti de l'Âne est jeune, beau gosse, classe et noir, une véritable révolution de l'image et du symbole ! Quand le fond reste identique, mais qu'il est porté au pouvoir grâce à la forme, c'est ce qu'on appelle un effet pervers de la démocratie.

Démocratie veut dire pouvoir de la majorité. C'est le plus grand nombre qui décide, qui élit, qui abaisse... Une démocratie peut aboutir à une tyrannie (Hitler en 1933, ça ne vous rappelle rien ?) ou, le plus souvent, conduire à de mauvais choix, à des situations inadaptées. En donnant à John McCain la majorité absolue de délégués pour l'investiture républicaine lors des Primaires, les électeurs républicains ont, spontanément, sans vraiment réfléchir, préféré un vieux baroudeur sympa plutôt que Mike Huckabee et Mitt Romney, qui étaient des candidats crédibles, ayant un programme établi et des convictions personnelles fortes. Ce choix montre aujourd'hui ses limites: McCain a brouillé le message auprès de son électorat conservateur. Le Parti républicain risque fort de perdre un scrutin décisif à cause d'une majorité despotique... C'est la démocratie !

Barack Obama peut-il encore perdre ? A mon avis, non, mais l'affirmer serai dire que l'élection était jouée d'avance: nous verrons bien. A demain, donc :)

# Posté le lundi 03 novembre 2008 18:36

Derniers coups

Alors que l'élection tant attendue a lieue dans quelques semaines, les commentaires abondent sur la victoire quasi-certaine de Barack Obama à la présidence américaine.

Est-ce déjà fini ? Dans une vingtaine de jours, les Américains iront voter pour la Présidentielle, le 4 novembre. Connaît-on déjà le résultat ? Jonathan Mann, journaliste et présentateur de la chaîne de télévision CNN International déclarait récemment: "c'est possible. Il semble bien que le démocrate Barack Obama ait bouclé la boucle. Son avance est manifeste, elle ne cesse d'augmenter". Tous le instituts de sondage situent le candidat démocrate entre 50 et 54 %, c'est plus qu'il n'en faut pour l'emporter. Déjà, on se projette dans l'après-élection.

En face, le candidat républicain John McCain joue son va-tout dans une poignée d'États clés en s'éloignant de l'héritage de Bush et en accusant Barack Obama de «socialisme». Il semble absent de la fureur qui semble s'abattre sur lui. Des sénateurs républicains parlent d'une défaite probable.

Pourtant, il y a quelques mois encore, l'ancien héros du Vietnam bénéficiait d'une belle popularité, grâce à son intransigeance internationale (il est le partisan acharné d'un conflit contre l'Iran, l'ennemi n°1 des USA au Moyen-orient) et à sa colistière Sarah Palin. Cette dernière est gouverneur de l'Alaska et âgée de 44 ans. Conservatrice jusqu'au bout des ongles, elle est pour l'enseignement du créationnisme à l'école et contre l'avortement: elle a voulue garder son dernier bébé trisomique, et sa fille de 17 ans est enceinte hors-mariage. Ayant la langue bien pendue et dotée d'un sacré culot, elle épate les foules. Les photos d'elle chassant le caribou fusil à la main, très "esprit pionnier", et ses petites phrases assassines ont fait merveille, si bien qu'on la surnomme à présent, le "pitbull avec du rouge à lèvres". Mais l'effet Palin est passé. Elle s'est ridiculisée par l'outrance de ses propos, et donne à présent l'image d'une greluche sexy. Le patron du magazine Play Boy la veut en couverture et le magnat du porno Larry Flynt tourne un film avec son sosie... De quoi vous détruire une réputation dans l'Amérique puritaine ! Plus sérieusement, elle est apparue incapable de gérer une crise grave.

C'est surtout la crise financière qui a tuée McCain. Par la faute du président George Bush, complètement dépassé par l'étendue du désastre, l'État américain a dû rompre avec la tradition du néo-libéralisme inventée par Roanald Reagan, qui est pour les Républicains une référence absolue, en investissant des milliards de dollars pour sauver les banques de la faillite. Assez injustement, McCain a été immédiatement identifié à Bush comme responsable de la crise, alors que le camp démocrate, qui n'est pas aux affaires, a été considéré comme capable de faire mieux.

Il reste cependant des incertitudes. Dans certains États du Sud, les populations blanches portées sur les armes et l'office du dimanche restent très hostiles à Barack Obama à cause de sa couleur de peau. Plusieurs démocrates sont également peu motivés de voter pour lui. Le suspense va durer jusqu'au 4 novembre: le système électoral américain est affreusement complexe. Il s'agit d'un suffrage universel indirect, et il faut compter les voix dans chaque État selon son mode de scrutin.

On se souvient de l'élection de 2000, où Al Gore avait obtenu le plus de voix,mais avait été officiellement battu par George Bush !

Autre énigme: le vote évangélique. On a bien expliqué que ces chrétiens protestants, traditionnellement engagés en faveur des Républicains, allait voter pour McCain, qui a reçu le soutien du révérend Rod Parsley, chef d'une église pentecôtiste et recteur d'une mega church. Pourtant, les sondages donnent le candidat républicain à égalité avec Barack Obama. Pourquoi ? Il semblerait que McCain n'a pas fait preuve d'un enthousiasme excessif à courtiser les pasteurs, et pour les fidèles de la nouvelle génération, Obama incarne plus le changement.

McCain n'a que quelques semaines pour livrer sa dernière bataille. De cet affrontement, un seul l'emportera.

Derniers coups

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 17:20

The show must gon on !

The show must gon on !


Les élections américaines auront lieues en novembre. Deux candidats s'affrontent: John McCain, du Parti républicain, et Barack Obama, du Parti démocrate. Petit tour des programmes respectifs des candidats.


Armes: Barack Obama est défavorable à la vente débridée des armes à feu sur le territoire américain. John McCain, bien que opposé à leur interdiction, est quant à lui pour que les acheteurs d'(armes soient l'objet d'une enquête sur leur passé.
Récapitulatif: les armes sont en vente libre partout aux USA, grâce au Troisième amendement de la Constitution. Ce business est responsable de nombreuses fusillades, dans les campus étudiants notamment, et fait la fortune de la NRA, la National Rifle Association, forte de plusieurs millions d'adhérents.

Avortement: Barack Obama est pour. Il déclare que le choix appartient à la femme seule "en conjonction avec leur médecin, leur famille ou leur pasteur". John McCain n'a pas vraiment d'opinion sur le sujet, mais, sous la pression de son électorat conservateur, est maintenant contre, sauf en cas de viol ou d'inceste.
Récapitulatif: l'IVG est légalisé aux USA depuis un arrêt de la cour suprême. Dans certains États du Sud, des groupes protestants militent pour l'abrogation de l'avortement.

Energie: Barack Obama promet de baisser de 80 % les émissions de gaz carboniques d'ici à 2050: un défi pour les USA, qui ont toujours refusé d'adhérer au Pacte de Kyoto. Pourtant, il est favorable à la production de pétrole et au développement du nucléaire. John McCain, veut, lui, autoriser les forages en mer, pour assurer l'autonomie pétrolière aux Américains.
Récapitulatif: Les Etats-Unis sont un des premiers consommateurs de pétrole avec la Chine et l'Inde et le premier pays émetteur de Co2 de la planète, ce qui lui vaut la réprobation internationale.

Politique étrangère: Barack Obama est favorable à un dialogue "direct" avec l'Iran et la Corée du Nord. Il affirme également son intention de retirer le soutien américain au Pakistan si ce pays poursuit son aide aux Islamistes. Enfin, il promet un retrait des troupes d'Irak d'ici à 2011. John McCain est un partisan de la manière forte contre l'Iran et de l'option militaire contre cet État. Il proclame vouloir maintenir des bases américaines en Irak "pendant 100 ans", comme en Allemagne et en Corée du Sud.
Récapitulatif: Depuis la chute de l'URSS en 1991, les USA sont les seuls maîtres du Monde, en tant que première puissances économique et militaire. La politique belliqueuse américaine a entraînée de nombreux conflits, en Yougoslavie et en Irak, notamment. Ce leadership mondial est aujourd'hui contesté par une poignée de Rogue States (Etats voyous), opposés à la puissance américaine, comme l'Iran, la Syrie, la Corée du Nord et le Turkménistan, et par le terrorisme islamique. La guerre d'Irak a détériorée l'image des USA dans le Monde. Ancien héros du Vietnam, John McCain est l'homme de l'identité nationale face aux périls extérieurs.

Mariage gay: Barack Obama est pour, comme tous les Démocrates. John McCain ne se prononce pas sur la question, même s'il pense personnellement que le mariage est "l'union d'un homme et d'une femme".
Récapitulatif: sur les 51 États américains, seuls 3 ont légalisés le mariage homosexuel: la Californie, le Massachusetts et le New Hampshire. Il est à noter que dans ce dernier État, le lobby gay a trouvé un appui de poids avec l'évêque anglican Gene Robinson, garant de l'autorité morale et homosexuel. Cette question divise la société américaine en profondeur, qui estime en général que si les Gays ont le droit d'accéder à des postes ou à des droits comme tout le monde, ils n'ont pas à exiger une union spéciale comme privilège. L'Église catholique est contre le mariage gay, comme la plupart des Églises protestantes.

Peine de mort: Les deux candidats sont favorables à son maintient.
Récapitulatif: La plupart des États continuent d'appliquer la peine de mort, surtout pour les crimes les plus graves (viols et meurtres d'enfants, terrorisme, braquages avec violence...).

Santé: Barack Obama promet s'il est élu une couverture maladie universelle. John McCain s'engage à offrir 5000 dollars de crédit d'impôt aux familles les plus démunies pour se procurer une couverture maladie.
Récapitulatif: Contrairement à la France, les USA n'ont jamais mis en place une véritable sécurité sociale, considérée, à juste titre, comme une idée communiste égalitariste. Les Américains doivent se procurer eux-même une assurance santé par le biais d'un employeur privé. Si ce système évite au pays une dette immense "à la française", il exclut de fait les revenus modestes ou pauvres. 47 millions d'américains sont actuellement dépourvus de couverture maladie: un scandale pour le pays le plus riche du Monde.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 10:58

Modifié le mardi 23 septembre 2008 17:19