Que s'est-il passé cet été... en Angleterre ?

Que s'est-il passé cet été... en Angleterre ?
Pagaille générale dans l'Église anglicane, la religion protestante d'organisation catholique qui compte 70 millions de fidèles ! Un schisme entre les évêques du Sud et ceux du Nord se dessine, sous les yeux stupéfaits de l'archevêque de Canterbury, le so british Rowan Williams.

Le 3 août, le sommet décennal de l'Église anglicane s'est clôturé par une messe après de longues discussions. Les évêques se sont opposés de manière violente sur deux "problèmes": l'homosexualité du clergé et le droit aux femmes d'accéder au rang d'évêques. A l'origine de cette querelle religieuse, l'ordination en 2003 de Mgr Gene Robinson, évêque du New Hampshire et militant gay: il vit avec un homme et proclame à ses paroissiens que Jésus était homosexuel ! Puis, fin juin 2008, le mariage entre deux pasteurs de même sexe dans la plus vieille église de Londres, la St Bartholomew church, là où sont célébrés les offices les plus traditionnels de Grande-Bretagne, devant les caméras du Monde entier.
Le débat homosexuel n'est pas récent: lorsque le mariage gay a été légalisé au Royaume-Uni dans les années 1990, des évêques ont comme par hasard révélé leur homosexualité à la télévision anglaise, la BBC, toujours affamée de scandales. De nombreux anglicans, en particulier ceux vivant en Afrique, ont manifesté leur opposition à ces pratiques "décadentes", qui vont contre ce qui est écrit dans la Bible.
Enfin, la polémique autour des femmes évêques, qui dure depuis 1992, a pris une nouvelle tournure depuis que les libéraux en ont ordonnés plusieurs, ce que refusent les conservateurs.

Hors de l'économie, une nouvelle fracture Nord/Sud se dessine, religieuse cette fois.

Les évêques d'Angleterre, avec leurs cheveux gris, leurs airs très snobs et leur folklore dépassé, sont favorables à ce que les membres du clergé homosexuels puissent se marier, histoire de suivre l'évolution de la société anglaise, complètement libéralisée en matière de sexe. Les évêques d'Afrique refusent complètement cette idée, pour rester fidèle à la Bible et à leurs coutumes ancestrales. "Ces Gays tordent la vérité pour justifier leur mode de vie bestial (...) Vous imaginez Luther ou Calvin dire cela ?" argumente l'archevêque du Nigeria, Peter Anikola. "Seule la foi de l'individu compte" affirment de leur côté les responsables de Outrage! , une organisation pro-gay soutenue par les politiciens britanniques.

Rowan Williams, archevêque de Canterbury (l'équivalant du Pape pour les Anglicans), est harcelé à la fois par les médias et le lobby gay pour bénir les mariages homosexuels, et à la fois par beaucoup de ses fidèles, qui commencent à trouver que tout va n'importe comment.

Le libéralisme politique anglais entraîne le déclin des Églises: seuls 30 % des Britanniques se déclarent encore fidèles à l'archevêque, considéré comme un homme de foi, plus par amour des traditions culturelles que par conviction religieuse profonde. L'explosion de la société de consommation et la liberté des m½urs ont achevé de vider les églises, même si le pasteur fait partie du paysage local.

Le paradoxe actuel est délicieux: alors que l'Occident colonisateur les a traité pendant des siècles de sauvages décadents, ce sont les Africains qui se retrouvent les défenseurs d'une religion qu'on leur a imposée ! Et face à eux, les Européens se comportent comme d'authentiques barbares lubriques, peu respectueux des évangiles...

Plus drôle encore: les Nigériens ont annoncé leur intention d'envoyer des missionnaires à Londres et dans le New Hampshire pour "ré-évangéliser" les habitants !

# Posté le samedi 30 août 2008 14:05

Modifié le jeudi 19 février 2009 06:13

Jésus reviens ! Ils sont devenus fous !

Jésus reviens ! Ils sont devenus fous !
Alors que le Pape Benoît XVI, vicaire de Dieu sur la Terre et chef mondial de l'Eglise catholique romaine, se rend aujourd'hui aux JMJ de Sydney, le grand rassemblement annuel des jeunes catholiques, les Chrétiens d'Angleterre se déchirent sur l'homosexualité et l'ordination des femmes.

Née du schisme avec le Pape au XVI ème siècle, l'Église d'Angleterre (ou Église anglicane) est d'inspiration protestante mais d'organisation catholique. Les pasteurs ont le droit de se marier, mais ils obéissent à leurs évêques, qui eux-mêmes rendent des comptes à l'archevêque Rowan Williams, doyen de la cathédrale de Canterbury. Depuis plusieurs années, l'Église anglicane perd des fidèles. Autrefois religion majoritaire en Angleterre, elle ne compte plus que 2 millions de pratiquants réguliers et 20 millions de pratiquants occasionnels sur une population de 50 millions d'individus. Si l'anglais moyen, avec ses tatouages, ses bières et sa télé, a gardé un vague souvenir de son mariage à l'église du coin, la plupart des gens ont perdu la foi, un phénomène que connaissent la plupart des pays d'Europe. Pourtant, grâce à la colonisation anglaise en Afrique et en Asie, les Anglicans du Monde représentent 70 millions de personnes. Pour tenter de s'adapter à la "modernité", l'Église anglicane compte autoriser l'ordination de femmes évêques et le mariage homosexuel. Mais the most reverend (c'est son titre) Williams, terré dans son palais de Lambeth (Londres), est confronté à l'opposition de 280 évêques qui refusent de lui obéir.

En effet, un immense fossé sépare les évêques anglo-saxons, qui revendiquent leur homosexualité et leur relativisme, comme Mgr Gene Robinson, qui affirme que "Jésus était homosexuel", et leurs collègues africains plus conservateurs. C'est à l'initiative de l'archevêque de l'Ouganda Henry Orombi, soutenu par celui du Nigeria, Peter Anikola, que se sont rassemblés le 19 juin dernier à Jérusalem les évêques rebelles pour constituer une chapelle dissidente. Parmi eux, la quasi-totalité des évêques du Nigeria, du Kenya et d'Ouganda, mais aussi l'archevêque de Sydney Peter Jensen et même l'évêque de Rochester... Tous protestent contre la promotion de l'homosexualité et de la féminisation de l'épiscopat organisé selon eux par les autorités de Canterbury. L'évêque de Londres, Richard Chartres, s'est quand à lui abstenu de tout commentaire.

Face à ce schisme, le Pape a condamné les divisions, volant ainsi au secours de Rowan williams, considéré comme un grand théologien et comme un homme d'église respectable. Pourtant, 3 cardinaux catholiques feront tout de même le déplacement à Canterbury pour réaffirmer le désaccord de Benoît XVI: la doctrine catholique est très claire sur les problèmes qui déchirent l'Église anglicane, car les femmes n'ont pas le droit de devenir prêtres ou évêques. Quant aux homosexuels, ils doivent être accueillis en tant que personnes humaines mais Benoît XVI rejette le mariage gay, contraire à la Bible.

Si la question des femmes doit être posée, car après tout, elles ont acquises ces dernières années une importance qu'elles n'avaient pas auparavant, le mariage homosexuel, qui est la revendication d'une minorité activiste, est un chantage odieux.

Les Chrétiens ont besoin aujourd'hui de cohérence. Pour défendre la ligne des évangiles, l'Église catholique semble être la seule à ne pas s'autoriser de telles déviances. Courage, Saint-Père !

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 11:45

Modifié le jeudi 19 février 2009 06:29

Requiem

Requiem
Lundi 16 juin: jour de deuil pour l'armée française. Nicolas Sarkozy annonce devant 3000 militaires réunis à Versailles les restrictions d'effectifs qui toucheront l'armée française: plus de 54 000 postes supprimés.

Le ton employé avant-hier par le chef de l'État était pourtant enthousiaste: pour lui, il ne s'agissait pas de réduire les troupes, mais d'aller vers "les défis d'une nouvelle politique de Défense". Le président de la République, à l'occasion de la publication du Livre Blanc de la Défense, qui livre la stratégie militaire à suivre, a ainsi donné sa vision du futur. Il a proclamé le retour de la France dans l'OTAN, l'alliance militaire qui regroupe les États-Unis et leurs alliés et l'intensification de l'effort français en Afghanistan. Il a aussi promis de nouveaux matériels, plus modernes et plus sophistiqués. "Le budget de la Défense ne baissera pas" a-t-il ajouté. Pourtant, malgré ces belles paroles officielles, le choc est rude pour l'armée. Sur les 300 000 hommes et femmes employés de la Défense, environ 20 % vont être remerciés. Des dizaines de bases militaires, de casernes et d'aérodromes vont fermer dans toute la France.

L'armée est en général considérée par les technocrates de Paris comme un bastion de conservateurs réactionnaires. La méfiance des politiciens de Paris s'explique par les nombreuses tentatives militaires de prise de pouvoir: en 1961, le "putsch des généraux" d'Alger est encore dans les mémoires. Cependant, la hiérarchie est fidèle à la République et respectueuse de l'État. C'est donc sans broncher que notre armée va se plier aux directives sarkozystes.

Sarkozy l'ingrat sait pourtant ce qu'il doit aux militaires: en 2007, selon les estimations, 60 % d'entre-eux ont voté pour lui au Premier tour (contre 20 % pour Le Pen... et 5 % pour Royal). L'armée est d'ailleurs un laboratoire sur mesure pour Serge Dassault, l'ami personnel du président, le sénateur-maire UMP et président de la société qui porte son nom, qui se fait un plaisir d'équiper l'armée de l'Air en avions (très) coûteux. Mais les temps sont durs, et, à défaut de grappiller des sous chez les Enseignants, trop colériques, ou chez les Pêcheurs, trop indisciplinés, il est infiniment plus facile de tailler dans le gras de la soldatesque inféodée à l'UMP.
Quant au deuxième Porte-avions, refusé par Ségolène Royal en 2007, qui était une "priorité de campagne" de Nicolas Sarkozy, il n'en est plus question. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, l'ex-lieutenant de François Bayrou, qui, pour son ralliement à l'UMP, mérite la cour martiale, a pudiquement expliqué que, vu le manque d'argent, ce n'est plus possible de le construire.

Dans certaines villes de garnisons, comme Charleville-Mézières (Ardennes), le départ des soldats va être une rude épreuve pour l'économie locale. Par contre, à Chaumont, la ville du secrétaire d'État Luc Chatel, on voit ça d'un autre ½il: la fermeture de la garnison va faire baisser le chiffre de la population... et permettre ainsi à son maire-ministre d'être épargné par la loi contre le cumul des mandats, qui ne concerne que les villes de plus de 20 000 habitants. Ce cynisme digne de Machiavel fait honte à son auteur !
D'une manière plus globale, c'est le prestige de la France en tant que puissance qui va être touché. Notre pays, déjà réduit à (mal) imiter les Américains dans quelques sales histoires en Afrique ou à les suivre tête baissée en Afghanistan, n'a plus de politique internationale indépendante. Grâce à Sarkozy, la France jette les dernières théories gaullistes de souveraineté nationale et, à l'image des Anglais et des Hollandais, notre pays européen devient un pion atlantiste.

L'élection du "communiste" François Mitterrand en 1981 avait provoqué l'émoi dans la communauté militaire. Ses successeurs Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy auront fait plus de mal à l'armée que celui qui se prenait à ses heures pour un chef de guerre. Le premier a aboli d'un coup de baguette magique le service militaire, qui donnait à la nation une expérience citoyenne, et le second nous entraîne sans moyens véritables dans la croisade américaine.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:15

Modifié le samedi 13 juin 2009 05:16

Gays in the chrurch

Gays in the chrurch
L'Église d'Angleterre a annoncé samedi soir que deux pasteurs homosexuels se sont mariés lors de la toute première cérémonie religieuse jamais organisée dans une église du pays.
Le journal dominical The Sunday Telegraph précise que les pasteurs Peter Cowell et David Lord, se sont "mariés" dans l'église St Bartholomew à Londres, en utilisant le rite le plus traditionnel pour cette union religieuse. Un porte-parole de l'Eglise anglicane a déclaré qu'il n'y avait "aucune raison" de douter que ce mariage ait eu lieu. "Ce cas nous apparaît comme une sérieuse entorse aux règles de la part d'une personne ou d'un groupe de personnes". L'évêque de Londres, Richard Chartres, diocèse où à eu lieu la cérémonie, n'était pas joignable ce samedi.

Crée au XVI ème siècle par le roi d'Angleterre Henry VIII, qui avait été excommunié par le Pape parce qu'il avait répudié sa femme, l'Église anglicane est la religion officielle du Royaume-Uni. C'est une religion a mi-chemin entre le Catholicisme et le Protestantisme. Les pasteurs (prêtres) ont le droit de se marier, mais le rite religieux est le même que celui des Catholiques. L'Église anglicane est divisée en trois branches: la High Church, partisane de la tradition et de l'ordre moral, aujourd'hui minoritaire, la Low Church, conservatrice et "évangélique", en plein dynamisme en Afrique, et la Broad Church, libérale et à tendance agnostique, qui domine largement l'actuelle conférence épiscopale britannique. L'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, chef spirituel des Anglicans, est un libéral.

Le problème de l'Église anglicane est double: d'abord, la lassitude des 20 millions de baptisés anglais, qui restent couchés le dimanche matin au lieu d'aller à l'église, et surtout, l'anarchie théologique des dirigeants de l'Église. Depuis plusieurs années, ces derniers prêchent des discours très ouverts, très tolérants... mais qui vont à l'encontre de l'éthique élémentaire chrétienne. Prenons pour exemples les multiples provocations qui mettent en scène des pasteurs ou des évêques gays pour faire admettre par l'Église le mariage homosexuel, alors que la Bible s'y oppose. L'archevêque Williams n'a pas le charisme pour rétablir la discipline, et lui-même est aux prises avec de multiples scandales, notamment pédophiles. En Février 2008, il a fait péter l'audimat en se déclarant "d'accord" avec l'application de la Charia, la loi islamique, qui autorise la lapidation des femmes adultères...

Lorsqu'on embrasse une religion, on en accepte les règles, qui sont définies par Dieu. Ce n'est pas facile, mais on s'y soumet.
Chez les Catholiques c'est le Pape qui fixe la conduite à suivre, grâce à un dogme défini qui s'appuie sur les écrits de la Bible et sur l'enseignement de Jésus. Chez les Anglicans, cela devient de plus en plus l'anarchie ! Chacun est libre de faire ce qu'il croit être le mieux, sans s'interroger sur les origines de l'institution. Et ça donne des dérives assez surprenantes. Il ne m'appartient pas à moi, catholique, de juger la foi de mes frères anglicans. Je leur fait juste remarquer qu'ils s'éloignent à grands pas de la doctrine chrétienne en devenant une espèce d'Eglise "light" folklorique.

Votre avis ? Pour ou contre le mariage homosexuel des prêtres et des pasteurs ?

Jésus, pour vous, c'est qui ?

# Posté le dimanche 15 juin 2008 09:39

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 13:07

L'Irlande a dit "NO"

L'Irlande a dit "NO"
Les Irlandais ont nettement rejeté le traité de Lisbonne, avec 53,4% de «non» contre 46,6 % de «oui», plongeant l'Europe dans une nouvelle crise institutionnelle.

L'Irlande est le seul pays qui a organisé un référendum sur le traité de Lisbonne. Après le rejet du projet de constitution en 2005 par la France et les Pays-Bas, les Irlandais on massivement rejeté le traité « simplifié », 53.4% contre 46,6% des voix à l'issue du référendum de jeudi. Trente-trois des quarante-trois circonscriptions de l'île ont sanctionné le texte. Le rejet du traité a été le plus significatif dans les circonscriptions rurales et dans les zones ouvrières urbaines. Le taux de participation s'établit à 53 %. Le traité de Lisbonne ne pourra donc pas entrer en vigueur comme prévu le 1er janvier 2009. Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a qualifié le référendum irlandais de "coup dur."

Ce « NO » irlandais est une surprise, ou plutôt un de ces magnifiques coups de théâtre dont le peuple d'Irlande a le secret. Plutôt que de signer un contrat qu'ils n'ont pas lu, les Irlandais ont renvoyés les technocrates de Bruxelles et les intellectuels européistes à leurs rêves de fédéralisme.
L'Irlande est farouchement attachée à son indépendance. Depuis le XIIIème siècle, cette nation, pauvre et ardemment catholique (avec 90 % de baptisés, c'est le pays le plus catholique du Monde), a courageusement tenu tête à l'envahisseur anglais, qui voulait introduire l'autorité De Sa Très Gracieuse Majesté et le Protestantisme de force. De cette épopée, marquée par la Grande famine de 1848, l'île a arrachée son indépendance en 1921. Les Anglais ont plié bagage, sauf en Ulster, où les Protestants ne veulent pas vivre avec les « Papistes ». Après la proclamation de la République d'Irlande en 1937, le pays est entré dans l'Europe et a pu s'épanouir comme jamais. Aujourd'hui, l'Irlande affiche un taux de croissance record pour les pays européens (8 % chaque année) et un chômage quasi-inexistant (4 %). L'économie irlandaise est florissante. A titre de comparaison, l'Irlande exporte plus d'ordinateurs portables que les Etats-Unis !

Pourtant, le « modèle celtique » qui fait la fierté des Irlandais s'essouffle. Et l'Europe est de plus en plus perçue comme un partenaire-boulet, qui freine la prospérité de l'île. De plus, la perspective de voir l'avortement (interdit en Irlande, sauf en cas de viol) devenir un « droit » européen de par ce Traité est très mal accueilli.
Le « No » de jeudi dernier a donc ses raisons. Pourtant, tous les partis politiques irlandais avaient fait campagne pour le « Yes ». Même l'Eglise catholique et les autres Eglises mettaient en avant la foi discrète des fondateurs de l'Union européenne. Seul le Sein Feinn (Gauche patriotique) militait contre le Traité, mais ce parti, ancien héros de la lutte contre les Anglais, n'a que 4 députés. Envers et contre tout, les Irlandais ont pourtant bien formulé leur opposition à ce document imposé par Paris et Berlin.

Il serait anormal que l'Irlande subisse des pressions à cause de ce scrutin. Qu'on soit pour ou contre ce Traité, la Démocratie a parlé. La voix du peuple s'est exprimée dans les urnes (ce qu'on a refusé aux Français), et si les gens de Bruxelles osent faire passer ce Traité en force, la Démocratie serait tout simplment bafouée.

# Posté le samedi 14 juin 2008 16:28

Modifié le dimanche 15 juin 2008 09:16