Obama win !

Obama win !
Jeudi 5 juin 2008, Barack Obama a annoncé officiellement sa victoire aux Primaires du parti démocrate. Il a en effet obtenu la majorité de délégués nécéssaires pour son investiture. C'est un moment historique: pour la 1ère fois de l'histoire des U.S.A., un Afro-américain va porter les couleurs d'un parti pour la Présidentielle.

Cela faisait depuis plusieurs mois que le suspense s'éternisait. Hillary Clinton est bel et bien hors de combat. Cette peau de vache va devoir reconnaître (et assumer) sa défaite.
Victorieux, Obama va devoir composer avec les électeurs de Clinton et convaincre les classes moyennes.
Le candidat afro-américain doit aussi faire face au scandale provoqué par son pasteur, le révérand Wright, qui affrime que les Etats-Unis sont un pays "raciste" et que Obama est un chrétien déguisé.

De son côté, John McCain, candidat des Républicains depuis le "Super Tuesday", a déjà débuté sa campagne présidentielle. Sa populairté grimpe en flèche dans les milieux conservateurs. Pourtant, tout le monde affirme que s'il est élu, une guerre avec l'Iran pourrait avoir lieue...

# Posté le jeudi 05 juin 2008 15:04

Je vais tous les niquer !

Un an avant les élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan veut incarner une Droite souverainiste décomplexée. Pourtant, est-il vraiment l'homme providentiel qu'on veut nous montrer ?

Depuis quelques mois, les médias signalent tous l'apparition d'un nouvel homme dans le paysage politique français. Ce nouveau venu, nommé Nicolas Dupont-Aignan, dit « NDA », est le président du parti Debout La République (DLR) et le député-maire de la ville d'Yerres, dans l'Essonne. Jeune, charismatique et très actif, il est présent sur tous les fronts : farouche adversaire de Nicolas Sarkozy, signataire de la pétition « républicaine » anti-sarkozyste de l'hebdomadaire de Gauche Marianne, opposant déterminé au Traité de Lisbonne, porte-parole d'un courant souverainiste qu'on croyait disparu, il prend de plus en plus l'étoffe d'un leader de Droite contestataire.

NDA se dit gaulliste, c'est-à-dire fidèle aux idées du général De Gaulle, et souverainiste. Il place la nation française au-dessus de l'Europe globalisante, des convictions qui l'ont amené, en 2005, à batailler pour le « NON » à la Constitution européenne aux côtés de Philippe De Villiers.
L'Europe est donc son cheval de bataille. C'est donc tout naturellement qu'il prépare le terrain pour les élections européennes, qui auront lieues en juin 2009. NDA espère incarner le vote souverainiste, mais il se heurte à un rival de poids : Philippe De Villiers. En effet, le président de Vendée, adversaire viscéral des technocrates de Bruxelles, a toujours présenté une liste aux européennes pour défendre ses idées, avec plus au moins de succès (13 % en 1999, 7 % en 2004). Celui-ci n'apprécie pas de voir un « jeunot » piétiner ses plates-bandes.

Résultat : le camp souverainiste se déchire entre ses deux champions.
De Villiers, 59 ans, est coincé entre l'UMP et le FN : d'un côté, il a besoin du soutient financier et électoral de la Droite gouvernementale, avec qui son parti, le MPF, a signé des accords en Vendée. Il raconte même à qui veut l'entendre son « amitié profonde » avec Nicolas Sarkozy. De l'autre, il fustige le « système» et proclame que « les mosquées (le) gênent » pour attirer à lui un électorat d'extrême-droite lassé par Le Pen. Cette stratégie ambigüe n'est pas payante : en 2007, De Villiers fait 3 % des voix à la présidentielle. Dupont-Aignan, 47 ans, à l'avantage d'être plus mobile et plus éloquent que son ex-allié. Il tire à boulets rouges sur le président, ce qui lui vaut la sympathie des jeunes de Droite qui ne se reconnaissent pas dans l'UMP.

Dupont-Aignan agit avec pragmatisme. En vue des élections de 2009, il a appelé à une « liste d'union » avec De Villiers et aussi Jean-Pierre Chevènement, souverainiste de Gauche et ex-porte-parole de Ségolène Royal. Un joli coup : en cas de défaite, Philippe De Villers devra en porter la responsabilité pour non-assistance à son camp. En cas de victoire, NDA apparaitra comme le nouvel homme fort du souverainisme.
Philippe De Villiers, tout en déclarant trouver NDA « sympa », critique à juste titre l'inexpérience du personnage et son opportunisme flagrant. Dupont-Aignan riposte : « Villiers est un ringard (...) il n'est pas propriétaire de ses voix ». Il a lui aussi raison.

Tout en saluant la démarche patriote de NDA, il convient de préciser quelques points :
- Dupont-Aignan, contrairement à ce que ses (de plus en plus nombreux) fans prétendent, n'a jamais été un gaulliste pur jus : chef de cabinet de Michel Rocard dans les années 1980, il est passé d'un socialisme modéré à un libéralisme bon teint avec le RPR, puis l'UMP. Bien sagement, il a dissimulé ses ambitions jusqu'à ce que sa soif de pouvoir n'éclate au grand jour, ce qui lui a valu son renvoi de l'UMP.

- Par ailleurs, même s'il est très discret là-dessus, NDA a apporté son aide à des partis qui sont bien plus à Droite que l'UMP et le MPF : lors des élections municipales de Mars dernier, il a notamment soutenu le candidat du MNR à Bergerac et la liste néo-nazie du Bloc identitaire à Nice.

- Enfin, il faut savoir que Nicolas Dupont-Aignan est un membre éminent de l'American Fondation, un club de pensée yankee ultraconservateur, qui milite pour la globalisation d'un Occident libéral.

Pour autant, je salue l'énergie et le courage de Nicolas Dupont-Aignan, qui, contrairement à De Villers, ne mâche pas ses mots contre l'énorme mensonge de Sarkozy sur l'Europe. J'espère très sincèrement que les forces souverainistes trouveront un accord d'union pour 2009, date à laquelle je voterai pour la 1ère fois !

Qu'en pensent les fans de NDA ?

# Posté le samedi 31 mai 2008 17:24

Modifié le mardi 23 septembre 2008 17:37

Politique - Etat des lieux

Politique - Etat des lieux
Beaucoup de mouvement dans la sphère politique ces derniers mois! Tâchons d'y voir plus clair.

Droite: Le président Nicolas Sarkozy, toujours en difficulté dans les sondages, a présenté des réformes ambitieuses sur plusieurs dossiers: les OGM et les suppressions d'emploi dans les différents corps de métier (l'armée et l'Enseignement, surtout). La loi sur les OGM, concoctée pour faire plaisir au lobby agro-alimentaire, a été rejetée par une faible majorité au Parlement: il s'agit d'un échec personnel pour le président.
Autre déconvenue: la "bourde" des 35 heures. En réclamant la suppression de ce système désastreux pour l'économie française instauré par le PS du temps de la Cohabitation Jospin (1997 - 2002), Patrick Devedjian, secrétaire général du parti de la Majorité, l'UMP, s'est attiré les foudres du chef de l'Etat, qui ne veut pas se mettre à dos les masses prolétaires, attachées à leurs privilèges d'Ancien régime. Pourtant, la suppression des 35 h figurait bien dans le programme du candidat UMP en 2007...
Enfin, la grogne des députés de l'UMP, menés par leur chef de file, Jean-François Copé, s'étend contre le pouvoir exécutif. Cela se comprend, car Sarkozy, dans sa réforme des institutions, veut faire évoluer le système français, basé sur l'équilibre de l'exécutif (président) et du législatif (Parlement) en régime américain (président à l'autorité réaffirmée). De quoi bien énerver les députés, tellement jaloux de leurs privilèges.

Seul côté positif: le gouvernement à tenu bon face aux grèves lycéennes (encadrées par des syndicats communistes et des profs socialistes).

Gauche: A la fin de l'année, le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande quitte ses fonctions. De quoi aiguiser la convoitise de tout un tas de prétendants au trône du plus grand parti de Gauche. Déjà, l'ex-candidate PS de 2007 Ségolène Royal a clairement affichée ses ambitions pour ce poste. Mais face à elle se dresse deux rivaux de poids : Bertrand Delanoë, le maire de Paris fraîchement réélu, et Martine Aubry, maire de Lille. Un nouveau venu trouble cette lutte à trois : Pierre Moscovici, député du Doubs. Le futur Premier secrétaire serait un candidat idéal du PS en 2012.
La lutte de chefs est une spécialité du PS, d'autant qu'elle s'étale dans la presse au grand jour. Elle a un avantage : elle permet l'existence de plusieurs courants et la tenue d'un grand débat démocratique (une situation qui diffère de l'UMP : en 2004, Nicolas Sarkozy avait eu une élection stalinienne à la tête du parti face à un opposant marginalisé, Nicolas Dupont-Aignan). Elle a un inconvénient : elle brouille le message socialiste à l'adresse des cadres et militants.
Ségolène Royal a l'avantage d'être soutenue par la couche profonde et populiste du PS (les fameux « adhérents à 20 euros »). Mais depuis le scrutin de 2007, l'euphorie qu'elle suscitait dans les médias est retombée. De plus, les cadres du parti se méfient de cette aventurière.
Bertrand Delanoë est bien placé pour disputer la vedette. Auréolé de sa victoire parisienne, appuyé par les journaux de Gauche, tel que Le nouvel Observateur, il présente l'avantage d'être un homme « de son temps », qui ne cache pas son homosexualité, thème cher au PS. Pourtant, ses idées libérales hérissent les vieux ronchons socialistes habitués aux discours rouges de nationalisations.
Martine Aubry bénéficie d'une bonne implantation locale dans le Nord. Quant à Pierre Moscovici, il bénéficie d'une toute nouvelle notoriété... Affaire à suivre!


Centre: Autrefois chouchou des médias, François Bayrou a réussi l'exploit de disparaître de la scène nationale. De plus, son grand rêve de faire apparaître un Centre démocrate indépendant dans le paysage politique est au point mort. La faute à l'UMP et au PS, qui ne veulent pas du MoDem pour gêner leur bipolarisation.
François Bayrou doit faire face à une série de désertions au sein de son parti. Dernier départ en date, le sénateur Jean Arthuis, rare parlementaire à l'avoir suivi lors de la « scission » d'Hervé Morin à l'été 2007, qui conteste son autorité. « Le MoDem est une secte » proclame-t-il, sous le regard bienveillant de Nicolas Sarkozy. De son côté, Hervé Morin, actuel ministre de la Défense et ancien N°2 de l'UDF ayant rallié le camp sarkozyste juste avant les élections législatives avec 80 % des élus centristes, a crée un parti fantoche, le NC. Inféodé à l'UMP, ce mouvement qui compte très peu de militants ne fait que suivre la politique du président sans discuter.

Extrême-gauche: Olivier Besancenot, jeune leader de la LCR, la plus grosse composante trotskiste (4.5 % des voix en 2007), marque des points tous les jours. Au sein de sa famille politique, d'abord, il a réussi à éclipser toutes les autres chapelles extrémistes communistes (LO, PT...) et à s'imposer comme seul chef de file crédible. Il compte fonder d'ici peu le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Dans les médias, son charisme et sa franchise plaisent. Il a d'ailleurs réussi un joli coup de pub en se prétendant victime d'un « complot » de la part des multinationales. Son passage à l'émission populaire Vivement Dimanche a été un succès. D'après les sondages, environ 60 % des Français ont une opinion positive du facteur troskiste.
Besancenot, même s'il dissimule ses ambitions, rêve de fédérer toute la Gauche radicale sous sa coupe. Afin d'affaiblir le PS, tiraillé entre libéralisme moderne et socialisme archaïque, Nicolas Sarkozy soutient l'initiative d'un leader communiste ayant appelé à l'émeute pour barrer la route au gouvernement!

Extrême-droite: Les difficultés financières du FN, doublée d'une lutte de clans, et la disparition de Bruno Mégret jettent la Droite identitaire dans une situation explosive. Après le score décevant du FN aux élections municipales de Mars dernier (à l'exception de Marseille, où le parti de Le Pen a raflé 10 % des voix), les militants sont démoralisés. De plus, le FN a contracté une dette financière de 9 millions d'euros auprès de son bailleur de fonds, le député de Normandie Fernand Le Rachinel. Ce dernier, très mécontent de ne pas être remboursé, a déjà engagé une procédure judiciaire contre Jean-Marie Le Pen : une de plus ! Du coup, le vieux leader du Front a été obligé de vendre le siège de son parti, à St Cloud, ainsi que sa limousine blindée... Quelle déchéance pour celui qui a joué à l'électron libre de la politique française dans les années 1990 ! Il n'est même pas sûr de transmettre le flambeau à sa fille, Marine, car l'aile dure du parti, menée par Bruno Gollnisch et Carl Lang, rejette cette héritière de Mai 68, qui désire abandonner les thèses racistes et antisémites de Jean-Marie Le Pen.
Ajoutons à cela la création d'un nouveau parti d'extrême-droite, la NDP (Nouvelle Droite Populaire), qui rassemble des personnalités assez diverses issues du FN ou du MNR. La caractéristique de la NDP est de pouvoir compter sur des élus de terrain, comme Robert Spieler, conseiller régional d'Alsace. Jean-François Touzé, conseiller régional de Paris, est l'actuel leader de ce nouveau parti, qui affiche la volonté de construire une Droite extrême, mais présentable, entre le FN et l'UMP.

# Posté le jeudi 29 mai 2008 12:55

Modifié le mardi 23 septembre 2008 17:45

Les sectes

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les sectes !

Merci Les Inconnus !

# Posté le lundi 26 mai 2008 15:30

Dépôt de bilan

Le président du Mouvement National Républicain (MNR), Bruno Mégret, a annoncé mardi son "retrait de la politique", un peu moins de dix ans après son spectaculaire départ du FN dont il était le numéro 2.

Mégret a fait part de son intention dans une brève note aux journalistes, les invitant pour s'expliquer à un cocktail de presse à l'hôtel Novotel Vaugirard à Paris.

"Je vais travailler à l'étranger pour une grande entreprise. Je me mets en réserve de la politique, après avoir tout tenté pour faire émerger une vraie droite dans le paysage politique", a-t-il indiqué à l'AFP, sans autre précision.

Ancien militaire passé par les universités américaines et le RPR, homme de dossiers, lieutenant efficace et ambitieux de Jean-Marie Le Pen au Front national, Mégret avait tenté de prendre le pouvoir fin 1998, avant de faire scission avec de nombreux cadres du parti et de fonder le MNR.
Mais malgré tous ses efforts, le MNR n'avait jamais réussi à rivaliser avec le FN. Aux dernières législatives, le MNR n'avait recueilli que 0,4% des voix, perdant le droit au financement public des partis. Depuis, Mégret faisait semblant de s'intéresser à la politique, animant quelques meetings à Marseille ou Marignane, accompagné d'une poignée de skinheads fidèles.

Avant de tirer sa révérence, Bruno Mégret avait apporté son soutien à l'ex-FN Jean-François Touzé, qui vient de créer un nouveau parti issu du Front national, la NDP (Nouvelle Droite Populaire) avec d'autres groupuscules d'extrême-droite qui ont tous en commun la haine de l'immigré et la volonté de se débarrasser de Le Pen. Mais cette entreprise a été désavouée par Nicolas Bay, jeune N°2 du MNR, qui a pris le contrôle du parti il y a quelques mois.
Du coup, Mégret n'avait plus rien à espérer.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 12:58

Modifié le dimanche 01 février 2009 04:46